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Booklet de préparation à l'ETM 2026

Épreuve Théorique Moto — permis A2 (version détaillée)


1. Ce qu'il faut savoir sur l'épreuve

Élément Détail
Nom officiel ETM — Épreuve Théorique Moto
Obligatoire pour A1, A2, A (et depuis 2026, même les titulaires du permis B souhaitant passer une moto/gros scooter)
Format 40 questions à choix multiples, dont environ 10 questions vidéo (filmées depuis la selle)
Durée Environ 25 à 30 minutes selon le centre
Score minimum 35 bonnes réponses sur 40 (5 fautes maximum tolérées)
Coût 30 € par passage, sans délai d'attente en cas d'échec
Centres agréés La Poste, Dekra, Bureau Veritas, ObjectifCode, Point Code, etc.
Validité du résultat 5 ans, et 5 tentatives maximum à l'épreuve pratique (plateau + circulation) pendant cette période
Différence avec l'ETG (code auto) Examen totalement distinct : la réussite de l'ETG (voiture) ne dispense pas de l'ETM
Banque de questions Environ 800 questions réparties sur les 9 thèmes, tirage équilibré de 40 questions par session
Répartition des questions vidéo Sur 10 questions vidéo, environ la moitié porte sur la perception des risques et les trajectoires de sécurité en virage. Ces situations de risque se répartissent à ~75 % selon le type de danger (véhicule suiveur, angle mort, dépassement, manœuvre d'un autre véhicule, trajectoire de sécurité, état de la chaussée, signalisation, usagers vulnérables) et ~25 % selon la direction du regard testée (avant, latéral, rétroviseurs)

Remarque méthodologique : contrairement au code auto qui utilise surtout des photos fixes, l'ETM utilise fréquemment des séquences vidéo tournées du point de vue du motard. Les questions à image statique comportent souvent un ou plusieurs éléments clignotants (clignotant de véhicule, feu tricolore, feu de passage à niveau) : repérer ces éléments est très souvent la clé de la bonne réponse.


2. Les 9 thèmes officiels

Code Thème
R La route
L La circulation routière (dispositions légales)
C Le conducteur
U Les autres usagers
D Notions diverses
M La mécanique et les équipements
S Les équipements de protection du motard
E L'environnement
A Les premiers secours

Astuce d'instructeur : les candidats sous-estiment presque toujours trois thèmes parce qu'ils ne semblent pas liés directement à la « conduite » — la mécanique (M), les équipements de protection (S) et les premiers secours (A). Ce sont pourtant des questions faciles à sécuriser si elles sont révisées sérieusement, et souvent les points qui font basculer un résultat de 33/40 à 36/40.


3. Thème R — La route (détaillé)

3.1 Signalisation

La signalisation française se répartit en grandes familles qu'il faut savoir reconnaître instantanément :

  • Panneaux de danger : forme triangulaire, fond blanc, bordure rouge — annoncent un risque (virage, chaussée glissante, animaux, chute de pierres...).
  • Panneaux de priorité : formes variées (croix de Saint-André, losange jaune, triangle inversé « Cédez le passage », octogone « Stop »).
  • Panneaux d'interdiction : ronds, fond blanc, bordure rouge (sauf fond bleu barré pour l'interdiction de stationner).
  • Panneaux d'obligation : ronds, fond bleu, pictogramme blanc.
  • Panneaux d'indication : rectangulaires ou carrés, fond bleu ou vert, informent sans imposer de comportement contraignant.
  • Marquage au sol : ligne continue = franchissement interdit ; ligne discontinue = franchissement autorisé si la visibilité le permet ; ligne mixte = la règle de la ligne la plus proche du conducteur s'applique ; bandes d'arrêt d'urgence = interdites à la circulation sauf urgence ou arrêt d'urgence ; voies réservées (bus, covoiturage) identifiées par un marquage et une signalisation dédiés.

3.2 Conduite de nuit

  • Réduction importante du champ de vision utile (la perception des couleurs et des contrastes diminue fortement).
  • Adapter systématiquement sa vitesse à la distance réellement éclairée par les feux (ne jamais rouler plus vite que ce que permet la visibilité).
  • Feux de croisement obligatoires en agglomération dès la tombée de la nuit ; feux de route utilisables hors agglomération si absence de véhicule en face ou devant (bascule impérative en feux de croisement pour ne pas éblouir).
  • En cas d'éblouissement par un véhicule en face, ralentir, regarder légèrement vers le bord droit de la chaussée (jamais fixer la source lumineuse), et ne jamais donner de coup de phares agressif en représailles.

3.3 Intempéries

  • Pluie : l'adhérence est divisée par environ 2, la distance de freinage est donc environ doublée (voir section 8bis) ; les premières minutes de pluie après une période sèche sont les plus dangereuses (remontée des huiles et poussières à la surface).
  • Brouillard : usage des feux de brouillard avant/arrière autorisé selon la visibilité, réduction impérative de la vitesse, augmentation des distances de sécurité.
  • Vent latéral : particulièrement dangereux pour un deux-roues (surface offerte au vent plus faible en masse mais l'engin est instable) ; risque accru en sortie de zone abritée (pont, sortie de tunnel, dépassement d'un poids lourd).
  • Verglas / neige : l'adhérence peut chuter à un dixième de celle d'une route sèche ; éviter tout freinage brusque, toute accélération et tout changement de direction violent.

3.4 Pièges et particularités du revêtement

  • Gravillons : fréquents après resurfaçage (panneau d'annonce spécifique), réduisent fortement l'adhérence.
  • Marquage au sol peint : glissant par temps de pluie, à éviter en virage si possible.
  • Plaques d'égout, rails de tramway, bandes rugueuses : toujours les franchir avec l'angle le plus proche possible de 90° pour limiter le risque de glissade de la roue.
  • Ornières, nids-de-poule : déstabilisants en particulier à vitesse élevée ou en virage.

3.5 Passages à niveau

  • Priorité absolue au train, y compris si les barrières sont en panne ou absentes.
  • Ne jamais s'engager si la file de véhicules est bloquée de l'autre côté du passage, même si la voie semble libre à l'instant du passage.
  • Ne jamais faire demi-tour ni s'arrêter sur un passage à niveau.

3.6 Tunnels

  • Distances de sécurité augmentées (effet tunnel : sensation de vitesse réduite).
  • Allumage des feux de croisement obligatoire.
  • En cas d'incendie ou de panne : se garer sur la bande d'arrêt d'urgence ou l'emplacement prévu, couper le moteur, sortir du véhicule si possible en sécurité, rejoindre la sortie de secours la plus proche indiquée par les panneaux lumineux.

3.7 Autoroute et voies rapides

  • Vitesse maximale : 130 km/h par temps sec (110 km/h par temps de pluie), 110 km/h sur route à 2×2 voies séparées par temps sec (100 km/h par temps de pluie).
  • Insertion : s'intégrer dans le flux en utilisant la voie d'accélération, sans forcer le passage.
  • Règle des 2 secondes minimum de distance de sécurité par temps sec (4 secondes par temps de pluie).
  • Bande d'arrêt d'urgence interdite à la circulation, réservée aux arrêts d'urgence et véhicules de secours.

4. Thème L — La circulation routière : dispositions légales (détaillé)

4.1 Vitesses maximales autorisées (conducteur confirmé, hors période probatoire)

Type de route Temps sec Temps de pluie
Agglomération 50 km/h (ou 30 km/h en zone limitée) 50 km/h (inchangé)
Route à double sens hors agglomération 80 km/h (ou 90 km/h si signalé) 80 km/h
Route à chaussées séparées / voie rapide 110 km/h 100 km/h
Autoroute 130 km/h 110 km/h

4.2 Alcool et stupéfiants

  • Taux légal conducteur confirmé : 0,5 gramme d'alcool par litre de sang (soit 0,25 mg par litre d'air expiré).
  • Taux légal conducteur en période probatoire : 0,2 gramme par litre de sang (0,10 mg/l d'air expiré) — la tolérance est donc quasi nulle.
  • Stupéfiants : tolérance zéro, quel que soit le taux détecté ; dépistage salivaire pratiqué par les forces de l'ordre, confirmé ensuite par analyse sanguine en cas de résultat positif.
  • Sanctions alcool : selon le taux, contravention (amende, retrait de points, suspension) ou délit (au-delà de 0,8 g/l de sang, avec peines pouvant aller jusqu'à l'emprisonnement, l'amende lourde et l'annulation du permis).

4.3 Permis probatoire (voir aussi section 5.4 pour le détail complet)

  • Capital initial de 6 points (au lieu de 12 pour un permis définitif), y compris pour le permis moto (A1/A2/A).
  • Vitesses maximales réduites par rapport au barème classique (voir tableau section 5.4).
  • Disque « A » obligatoire à l'arrière du véhicule pendant toute la période probatoire (concerne principalement la voiture ; en moto la contrainte visuelle du disque ne s'applique pas de la même façon, mais les règles de vitesse réduite et d'alcoolémie abaissée s'appliquent pleinement).

4.4 Assurance et documents obligatoires

  • Assurance : obligation légale d'assurance au minimum « au tiers », qui couvre la responsabilité civile (dommages causés à autrui). Conduire sans assurance est une infraction grave.
  • Documents à posséder : permis de conduire correspondant à la catégorie du véhicule, certificat d'immatriculation (carte grise), attestation d'assurance en cours de validité.
  • Le contrôle de l'assurance se fait aujourd'hui essentiellement via le Fichier des Véhicules Assurés (FVA), la vignette verte n'étant plus obligatoire sur le pare-brise/deux-roues.

4.5 Usage du téléphone au volant/guidon

  • Interdiction totale du téléphone tenu en main en circulation, y compris à l'arrêt à un feu rouge, dans un embouteillage ou à un stop (le véhicule est considéré « en circulation » tant qu'il n'est pas stationné moteur coupé sur un emplacement autorisé).
  • Sanction : amende forfaitaire de 135 € et retrait de 3 points.
  • Interdiction également de porter à l'oreille tout dispositif sonore (oreillette filaire, écouteur, casque audio), sauf appareil auditif médical.
  • Cumul d'infractions : si l'usage du téléphone est constaté en même temps qu'une autre infraction (non-respect d'un stop/feu rouge, franchissement de ligne continue, excès de vitesse, non-respect des distances de sécurité, oubli de clignotant), le retrait de points peut se cumuler, avec un plafond légal de 8 points retirés en une seule fois.

4.6 Vitesse : barème des retraits de points (conducteur confirmé)

Excès de vitesse retenu Points retirés
Moins de 5 km/h (après marge technique) 0 point (amende maintenue)
De 5 à 19 km/h 1 point
De 20 à 29 km/h 2 points
De 30 à 39 km/h 3 points
De 40 à 49 km/h 4 points
50 km/h et plus 6 points (et possible délit de grand excès de vitesse)

4.7 Autres infractions fréquemment testées

Infraction Points retirés Amende forfaitaire indicative
Non-respect d'un feu rouge ou d'un stop 4 points 135 €
Téléphone tenu en main 3 points 135 €
Non-port des gants homologués CE (moto) 0 point 68 €
Franchissement/chevauchement d'une ligne continue 3 points 135 € (variable)
Non-respect des distances de sécurité 3 points 135 €
Défaut de port du casque 4 points 135 €

(Barèmes indicatifs à jour 2026, susceptibles d'ajustements réglementaires ponctuels — vérifier la source officielle avant l'examen si un doute persiste.)

4.8 Dépassement

  • Le dépassement doit se faire à gauche (sauf exception : véhicule tournant à gauche, circulation à sens multiples).
  • Interdit de dépasser sur ligne continue, à l'approche d'un sommet de côte, dans un virage sans visibilité, à un passage à niveau ou à une intersection sans priorité.
  • Pour un deux-roues, la remontée de file de véhicules à l'arrêt ou circulant lentement est tolérée sous conditions strictes selon la configuration de la route et la réglementation locale (vitesse limitée, prudence, jamais sur la partie gauche réservée aux véhicules venant en sens inverse).

5. Thème C — Le conducteur (détaillé)

5.1 Facteurs altérant la vigilance

  • Fatigue et somnolence : première cause d'accident mortel sur autoroute ; signes avant-coureurs (bâillements, picotements des yeux, difficulté à maintenir sa trajectoire) — la seule solution efficace est l'arrêt et le repos, pas la musique forte ou l'air frais.
  • Stress et distraction : réduisent la capacité d'anticipation et allongent le temps de réaction.
  • Médicaments : identifiés par un pictogramme sur trois niveaux de gravité croissante :
  • Niveau 1 (triangle jaune) : soyez prudent, lisez la notice avant de conduire.
  • Niveau 2 (triangle orange) : soyez très prudent, l'avis d'un professionnel de santé est recommandé.
  • Niveau 3 (triangle rouge) : danger, ne pas conduire sans l'avis d'un médecin.
  • Maladies : certaines pathologies (épilepsie non stabilisée, troubles cardiaques sévères, apnée du sommeil non traitée) peuvent être incompatibles avec la conduite ou nécessiter un avis médical/une contre-indication temporaire.

5.2 Temps de réaction

  • Temps de réaction moyen d'un conducteur reposé et attentif : environ 1 seconde.
  • Ce temps peut être multiplié par 2 ou plus en cas de fatigue, distraction, téléphone, alcool ou stupéfiants — ce qui allonge d'autant la distance de réaction (voir section 8bis pour le calcul complet).

5.3 Usage du téléphone (rappel ciblé conducteur)

  • Le kit mains libres Bluetooth intégré au casque pour téléphoner reste une zone grise fortement déconseillée et souvent assimilée à une distraction dangereuse par les évaluateurs de l'ETM ; en revanche, le port de tout dispositif à l'oreille (écouteur, oreillette filaire) est interdit, quel que soit son usage (téléphone ou musique).

5.4 Permis probatoire : détail complet

  • Durée : 3 ans pour une formation classique, 2 ans après une conduite accompagnée (AAC), réductible à 2 ans (classique) ou 1,5 an (AAC) en cas de formation post-permis complémentaire.
  • Capital initial : 6 points.
  • Progression : + 2 points par an (formation classique) ou + 3 points par an (AAC), sous réserve de n'avoir commis aucune infraction entraînant un retrait de points, jusqu'à atteindre 12 points en fin de période probatoire.
  • Vitesses maximales en période probatoire :
Type de route Vitesse probatoire
Agglomération 50 km/h (identique aux confirmés)
Route à double sens hors agglomération 80 km/h
Route à chaussées séparées / voie rapide 100 km/h (au lieu de 110 km/h)
Autoroute 110 km/h (au lieu de 130 km/h)
  • Ces limitations probatoires restent identiques par temps de pluie (elles ne sont pas réduites davantage, contrairement aux conducteurs confirmés qui doivent, eux, baisser leur vitesse en cas de pluie).
  • Perte de 3 points ou plus en une infraction : envoi d'une lettre recommandée 48N, obligation de suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière (2 jours) dans un délai de 4 mois, permettant de récupérer jusqu'à 4 points dans la limite du capital maximal autorisé.
  • Solde de points à zéro : lettre 48SI, invalidation du permis probatoire ; le conducteur doit repasser le code et l'épreuve pratique après un délai minimum (généralement 6 mois), avec visite médicale et test psychotechnique dans certains cas.

6. Thème U — Les autres usagers (détaillé)

6.1 Usagers vulnérables

  • Piétons : priorité absolue sur un passage piéton dès qu'ils manifestent l'intention de traverser ; vigilance renforcée près des écoles, zones commerçantes, arrêts de transport en commun ; les enfants et personnes âgées sont particulièrement imprévisibles.
  • Cyclistes et trottinettes : laisser un espace latéral d'au moins 1 mètre en agglomération et 1,5 mètre hors agglomération lors d'un dépassement.
  • Personnes à mobilité réduite : anticiper un temps de traversée plus long, ne jamais klaxonner pour presser.

6.2 Poids lourds et véhicules longs

  • Angles morts très étendus : à l'avant, sur les côtés (particulièrement le côté droit) et à l'arrière — un motard peut être totalement invisible pour le conducteur du poids lourd.
  • Ne jamais stationner ni circuler durablement dans l'angle mort d'un poids lourd, surtout à un feu rouge ou dans une file.
  • Distances de freinage longues : un poids lourd chargé met beaucoup plus de temps et de distance à s'arrêter qu'une moto — ne jamais se rabattre trop court après un dépassement.
  • Manœuvres en virage : les véhicules longs balaient une trajectoire large (« effet de ripage »), en particulier au démarrage d'un virage à angle serré — se tenir à distance.

6.3 Autres deux-roues motorisés

  • Risques partagés : faible visibilité pour les autres usagers, sensibilité accrue aux irrégularités de la chaussée, vulnérabilité en cas de chute.
  • Solidarité et anticipation mutuelle recommandées entre motards (ex. maintien d'une distance suffisante en file).

6.4 Transports en commun

  • Obligation de s'arrêter derrière un autobus ou un autocar de transport scolaire à l'arrêt avec ses feux de détresse/signaux spécifiques enclenchés, en zone d'arrêt.
  • Vigilance particulière à la descente de passagers d'un tramway ou d'un bus : possibilité de traversée soudaine de piétons masqués par le véhicule.

6.5 Véhicules agricoles et engins de chantier

  • Gabarit souvent large ou débordant, vitesse réduite, visibilité du conducteur parfois limitée.
  • Dépassement à effectuer uniquement avec une visibilité et une distance largement suffisantes.

6.6 Anticipation du comportement d'autrui

  • Lire les indices avant qu'ils ne deviennent des dangers : position du véhicule sur la chaussée, clignotant (même absent alors qu'attendu), direction du regard du conducteur dans son rétroviseur, roues braquées d'un véhicule en stationnement.

7. Thème D — Notions diverses (détaillé)

7.1 Contrôle technique moto — calendrier précis 2026

  • Le contrôle technique des véhicules de catégorie L (motos, scooters, cyclomoteurs, tricycles et quadricycles à moteur) est obligatoire en France depuis le 15 avril 2024, avec une mise en place progressive par vagues selon la date de première mise en circulation.
  • Véhicules immatriculés avant 2017 : premier contrôle déjà réalisé (2024).
  • Véhicules immatriculés entre 2017 et 2019 : premier contrôle dû au plus tard fin 2025.
  • Véhicules immatriculés en 2020 ou 2021 : c'est l'échéance phare de 2026 — contrôle à effectuer au plus tard 4 mois après la date anniversaire de première mise en circulation, sans dépasser le 31 décembre 2026.
  • Véhicules immatriculés à partir de 2022 : premier contrôle décalé à partir de 2027, six mois avant leur cinquième anniversaire.
  • Renouvellement : tous les 3 ans après le premier contrôle favorable.
  • Points contrôlés : freinage, éclairage, état des pneumatiques, direction, nuisances sonores et pollution (un échappement non homologué ou débridé est un motif fréquent de contre-visite) — environ 80 points de contrôle au total.
  • Exemptions : motos de compétition sous licence et véhicules de collection (première immatriculation avant 1960) notamment.

7.2 Transport de passager

  • Le passager doit porter le même niveau d'équipement de protection que le conducteur (casque homologué, gants CE obligatoires).
  • La moto doit être équipée de repose-pieds et d'une assise adaptée pour transporter un passager.
  • Pas d'âge minimum légal spécifique fixé nationalement pour être passager, mais bon sens et prudence recommandés pour les très jeunes enfants (capacité à se tenir, gabarit adapté au casque).

7.3 Chargement et bagages

  • Le chargement doit être solidement fixé, ne pas dépasser le gabarit réglementaire du véhicule, ni gêner la visibilité, l'équilibre ou le fonctionnement des commandes.
  • Un chargement mal réparti ou excessif dégrade la tenue de route et allonge la distance de freinage (masse supplémentaire à freiner).

7.4 Sanctions et permis à points — synthèse

  • Capital plein pour un permis définitif : 12 points ; capital initial en période probatoire : 6 points (voir section 5.4).
  • Le retrait de points intervient à la date de paiement de l'amende ou de la condamnation, pas à la simple réception de l'avis de contravention.
  • Plafond de retrait cumulé : 8 points maximum en une seule occasion, même en cas de cumul de plusieurs infractions constatées simultanément.
  • Une infraction entraînant un retrait de 6 points en une seule fois invalide automatiquement un permis probatoire (solde à 0).

7.5 Aspects écologiques et économiques (renvoi au thème E pour le détail)

  • Entretien régulier du moteur pour limiter la pollution, adoption d'une conduite souple et anticipative (éco-conduite).

8. Thème M — La mécanique et les équipements (détaillé)

8.1 Vérifications avant le départ (méthode simple à retenir)

  • Pneumatiques : pression conforme aux préconisations du constructeur, profondeur de sculpture suffisante (minimum légal : 1,6 mm), absence de déformation ou de corps étranger.
  • Freins : niveau de liquide de frein, absence de mou excessif à la commande, usure des plaquettes.
  • Éclairage : feux de croisement/route, feu stop, clignotants, feu de position — tous fonctionnels.
  • Avertisseur sonore : fonctionnement vérifié.
  • Niveaux : huile moteur, liquide de refroidissement le cas échéant.
  • Transmission : tension et graissage de la chaîne (ou état de la courroie/cardan selon motorisation).
  • Suspensions : absence de fuite d'huile aux fourreaux de fourche, bon fonctionnement de l'amortisseur arrière.

8.2 Freinage : les points techniques à maîtriser

  • Répartition avant/arrière : le frein avant assure généralement 70 à 80 % de la puissance de freinage en ligne droite du fait du transfert de masse vers l'avant lors du freinage — mais un dosage combiné avant/arrière reste recommandé pour la stabilité.
  • ABS (système antiblocage des roues) : obligatoire depuis le 1er janvier 2016 sur toutes les motos neuves de plus de 125 cm³ vendues dans l'Union européenne (les 125 cm³ doivent être équipées d'un ABS ou d'un système de freinage couplé). L'ABS réduit le risque de blocage de roue et de chute lors d'un freinage d'urgence, en particulier sur chaussée glissante.
  • Distance de freinage vs distance de réaction : voir section 8bis, calcul détaillé.

8.3 Motorisation et catégorie A2

  • Le permis A2 autorise la conduite de motocyclettes dont la puissance ne dépasse pas 35 kW (soit environ 47,5 ch), avec un rapport puissance/poids inférieur ou égal à 0,20 kW/kg.
  • Une moto de plus grosse cylindrée/puissance peut être légalement conduite en A2 si elle est bridée (limitée électroniquement ou mécaniquement) pour respecter ce plafond — le débridage non homologué est illégal et sanctionné.
  • Après 2 ans de permis A2, l'accès au permis A (sans limitation de puissance) se fait via une formation pratique de 7 heures, sans repasser l'ETM (passerelle).

8.4 Entretien courant à connaître pour l'examen

  • Chaîne : tension à vérifier régulièrement (jeu de quelques millimètres généralement toléré selon le modèle), graissage périodique pour limiter l'usure.
  • Plaquettes de frein : usure à surveiller visuellement (épaisseur minimale), remplacement avant que le témoin d'usure ne touche le disque.
  • Huile moteur : à changer selon la périodicité constructeur (kilométrage ou durée), niveau à vérifier moteur chaud ou froid selon les préconisations.

8bis. Focus détaillé — Distances de sécurité : réaction, freinage, arrêt

Cette section est une question quasi certaine de l'ETM (thèmes R et M combinés). Il faut savoir distinguer trois distances et savoir les recalculer approximativement.

8bis.1 Les trois distances

Distance d'arrêt = distance de réaction + distance de freinage

  1. Distance de réaction : distance parcourue pendant le temps où le cerveau perçoit le danger et déclenche l'action de freinage, avant que le frein ne commence à agir. Elle est proportionnelle à la vitesse (relation linéaire).
  2. Distance de freinage : distance parcourue pendant le freinage, une fois que le frein agit, jusqu'à l'arrêt complet. Elle est proportionnelle au carré de la vitesse (relation quadratique) — c'est le point que les candidats oublient le plus souvent.
  3. Distance d'arrêt : la somme des deux, c'est la distance réelle parcourue entre le moment où le danger apparaît et l'arrêt complet du véhicule.

8bis.2 Pourquoi la distance de freinage est au carré de la vitesse

C'est une conséquence directe de la physique (énergie cinétique) : l'énergie à dissiper par le freinage est proportionnelle à (Ec = ½mv²). Le frein ne peut dissiper qu'une force limitée (liée à l'adhérence), donc plus l'énergie est grande, plus la distance nécessaire pour l'absorber augmente — et elle augmente comme le carré de la vitesse.

Conséquence concrète à retenir pour l'examen :

Si la vitesse double, la distance de freinage est multipliée par 4 (2² = 4), pas par 2. Si la vitesse est multipliée par 3, la distance de freinage est multipliée par 9 (3² = 9).

8bis.3 Formules simplifiées utilisées en formation (V en km/h, distances en mètres)

Distance Formule pratique Explication
Distance de réaction (1 seconde, conducteur attentif) V / 3,6 (ou approximation courante : V/10 × 3) Vitesse convertie en m/s, multipliée par le temps de réaction
Distance de freinage — chaussée sèche (V / 10)² Formule d'ordre de grandeur enseignée en moto-école
Distance de freinage — chaussée mouillée (V / 10)² × 2 L'adhérence est environ divisée par 2 sur route mouillée
Distance d'arrêt Distance de réaction + Distance de freinage

⚠️ Ce sont des formules pédagogiques simplifiées (elles supposent un freinage standard, un revêtement moyen, un pneu en bon état). Elles suffisent largement pour raisonner à l'examen, mais la réalité varie selon l'état des pneus, le poids du chargement, le type de frein (ABS ou non) et la réactivité du conducteur.

8bis.4 Tableau de référence par vitesse

Vitesse Distance de réaction (1s) Freinage sol sec Freinage sol mouillé Arrêt total sec Arrêt total mouillé
30 km/h ≈ 8 m ≈ 9 m ≈ 18 m ≈ 17 m ≈ 26 m
50 km/h ≈ 14 m ≈ 25 m ≈ 50 m ≈ 39 m ≈ 64 m
70 km/h ≈ 19 m ≈ 49 m ≈ 98 m ≈ 68 m ≈ 117 m
90 km/h ≈ 25 m ≈ 81 m ≈ 162 m ≈ 106 m ≈ 187 m
110 km/h ≈ 31 m ≈ 121 m ≈ 242 m ≈ 152 m ≈ 273 m
130 km/h ≈ 36 m ≈ 169 m ≈ 338 m ≈ 205 m ≈ 374 m

À retenir comme repères simples : à 50 km/h sur sol sec, l'arrêt total prend environ la longueur d'un immeuble de 12 étages posé au sol (~39 m) ; à 130 km/h sur sol mouillé, on dépasse la longueur de 3 terrains de football (~374 m).

8bis.5 Exemples de comparaison entre deux vitesses (le fameux « rapport au carré »)

50 km/h → 100 km/h (vitesse doublée) - Freinage sec à 50 km/h : (50/10)² = 25 m - Freinage sec à 100 km/h : (100/10)² = 100 m - Rapport : × 4, exactement comme prévu par (V2/V1)² = (100/50)² = 4

90 km/h → 130 km/h (+ 44 % de vitesse environ) - Freinage sec à 90 km/h : 81 m - Freinage sec à 130 km/h : 169 m - Rapport réel : 169 / 81 ≈ 2,1 → une augmentation de vitesse de 44 % entraîne un allongement de la distance de freinage de plus du double, alors que l'intuition pousserait à croire à une hausse proportionnelle de seulement 44 %.

Méthode générale à appliquer à l'examen : Pour comparer une distance de freinage à V₂ par rapport à V₁ :

Distance₂ / Distance₁ = (V₂ / V₁)²

Exemple : de 50 à 70 km/h, le rapport de vitesse est 70/50 = 1,4 → le rapport de distance de freinage est 1,4² = 1,96, soit presque le double de distance de freinage pour seulement 40 % de vitesse en plus.

8bis.6 Facteurs aggravants à connaître (souvent cités dans les questions)

  • Temps de réaction augmenté (fatigue, alcool, téléphone, distraction) : un temps de réaction de 2 secondes au lieu d'1 seconde double la distance de réaction, indépendamment de la distance de freinage.
  • Chaussée mouillée : distance de freinage x2 environ (utilisée dans le tableau ci-dessus).
  • Chaussée verglacée : l'adhérence peut chuter à un dixième de l'adhérence sur sol sec — la distance de freinage peut alors être multipliée par 5 à 10.
  • Pneus usés ou sous-gonflés : réduction significative de l'adhérence, donc allongement du freinage, même sur route sèche.
  • Poids supplémentaire (passager, bagages) : allonge légèrement la distance de freinage à adhérence égale (l'énergie cinétique à dissiper augmente avec la masse).
  • Distance de sécurité recommandée avec un autre véhicule : la « règle des 2 secondes » par temps sec (4 secondes par temps de pluie) est une façon pratique d'avoir toujours une distance d'arrêt suffisante sans calcul, quelle que soit la vitesse.

9. Thème S — Les équipements de protection du motard (détaillé)

9.1 Casque

  • Obligatoire pour le conducteur et le passager, sans exception, dès que le moteur est démarré et le véhicule en mouvement.
  • Doit être homologué (marquage réglementaire européen ECE 22.05 ou ECE 22.06, la norme 22.06 étant la plus récente et progressivement généralisée).
  • La jugulaire doit être attachée et correctement serrée : un casque non attaché ou mal ajusté peut se détacher lors d'un choc et perdre toute son efficacité protectrice.
  • Un casque ayant subi un choc important (chute, accident) doit être remplacé, même en l'absence de dommage visible : la structure interne (polystyrène expansé) peut être compromise sans que cela se voie de l'extérieur.
  • Sanction en cas de défaut de port : amende forfaitaire (135 €) et retrait de 4 points.

9.2 Gants homologués CE

  • Obligatoires depuis le 20 novembre 2016 pour tout conducteur et passager de deux-roues motorisé, quelle que soit la distance parcourue.
  • Doivent porter le marquage CE et être spécifiquement conçus pour la moto (renforts aux articulations, paume).
  • Sanction en cas de non-port : amende forfaitaire de 68 € (amende minorée 45 €) — pas de retrait de points associé à cette infraction spécifique.

9.3 Autres équipements

  • Blouson et pantalon renforcés (protections dorsale, épaules, coudes, hanches, genoux) : fortement recommandés, non strictement obligatoires par la loi à ce jour, mais essentiels en termes de protection réelle en cas de chute.
  • Bottes ou chaussures montantes couvrant la cheville : recommandées, protègent une zone très exposée en cas de choc ou de glissade.
  • Gilet ou dispositif rétro-réfléchissant : recommandé en permanence pour la visibilité, et obligatoire à bord du véhicule en cas d'arrêt d'urgence de nuit ou par visibilité insuffisante (comme pour les automobilistes).
  • Airbag moto (gilet ou combinaison) : dispositif recommandé pour la protection du thorax et de la colonne, mais non obligatoire à ce jour dans la réglementation française.

9.4 Points de vigilance pour l'examen

  • Bien distinguer ce qui est strictement obligatoire par la loi (casque homologué + gants CE, pour le conducteur ET le passager) de ce qui est fortement recommandé mais non obligatoire (blouson renforcé, bottes, airbag).
  • Le passager doit être équipé au même niveau que le conducteur — une question piège classique consiste à ne mentionner l'équipement que pour le conducteur.

10. Thème E — L'environnement (détaillé)

10.1 Impact de la conduite et éco-conduite

  • La consommation de carburant et les émissions polluantes augmentent avec les accélérations et freinages brusques, ainsi qu'à vitesse élevée constante.
  • Éco-conduite : anticipation des ralentissements pour limiter les freinages inutiles, régularité de la vitesse, entretien régulier du moteur (un moteur mal entretenu consomme et pollue davantage).

10.2 Nuisances sonores

  • La réglementation encadre le niveau sonore des échappements ; toute modification (débridage, pot non homologué) qui augmente le bruit au-delà des seuils réglementaires est interdite et sanctionnée, et constitue un motif de contre-visite au contrôle technique.
  • Le respect du niveau sonore contribue à limiter les nuisances pour les riverains, en particulier en zone urbaine et la nuit.

10.3 Recyclage et déchets

  • Pneus usagés, huiles de vidange et batteries doivent être déposés dans des filières de collecte dédiées (garages, déchetteries), et non jetés avec les ordures ménagères ou rejetés dans la nature.

10.4 Zones à faibles émissions (ZFE) et vignette Crit'Air

  • Les ZFE (zones à faibles émissions mobilité) restreignent, selon les jours et les niveaux d'alerte à la pollution, la circulation des véhicules dans certaines agglomérations en fonction de leur classe de pollution.
  • La vignette Crit'Air, obligatoire pour circuler dans ces zones, classe les véhicules de Crit'Air 0 (véhicules électriques/hydrogène, les moins polluants) à Crit'Air 5 (les plus polluants), avec une catégorie non classée pour les véhicules antérieurs à 1997 (motos) souvent exclue de la circulation en cas de restriction.
  • Les motos et scooters sont concernés au même titre que les voitures : le défaut de vignette ou le non-respect d'une restriction ZFE peut entraîner une amende.

11. Thème A — Les premiers secours (détaillé)

11.1 La conduite à tenir : Protéger, Alerter, Secourir (PAS)

1. Protéger - Sécuriser la zone avant toute autre action pour éviter le sur-accident : allumer les feux de détresse du véhicule si possible, placer le triangle de présignalisation à une distance suffisante (environ 30 m en agglomération, 100 à 150 m sur route/autoroute), porter son gilet rétro-réfléchissant, se mettre soi-même et les victimes en sécurité (hors chaussée si possible et si cela ne présente pas de risque supplémentaire pour la victime).

2. Alerter - Numéros d'urgence à connaître par cœur : - 15 : SAMU (urgence médicale) - 17 : Police / Gendarmerie - 18 : Pompiers - 112 : numéro d'urgence européen unique, à privilégier en cas de doute sur le service à contacter ou à l'étranger en Europe - 114 : numéro d'urgence par SMS/fax, dédié aux personnes sourdes, malentendantes, aphasiques ou dysphasiques - Informations à transmettre lors de l'appel : localisation précise, nombre de victimes, état apparent (conscience, respiration, saignement), nature de l'accident.

3. Secourir - Agir dans la limite de ses compétences, sans se substituer aux services de secours, en attendant leur arrivée.

11.2 Gestes essentiels à connaître pour l'examen

  • Retrait du casque d'une victime : à proscrire en règle générale, sauf en cas d'arrêt cardio-respiratoire nécessitant une réanimation immédiate (bouche-à-bouche, massage cardiaque). Le retrait, s'il est nécessaire, doit être effectué à deux personnes, en maintenant l'axe tête-cou-tronc pour éviter d'aggraver une éventuelle lésion de la colonne cervicale.
  • Position latérale de sécurité (PLS) : à utiliser si la victime est inconsciente mais respire normalement, afin de dégager les voies aériennes et éviter l'inhalation en cas de vomissement.
  • Hémorragie externe : compression directe et ferme de la plaie, si possible avec un tissu propre, en attendant les secours.
  • Arrêt cardiaque (absence de conscience et de respiration normale) : alerter immédiatement, débuter un massage cardiaque si l'on est formé, utiliser un défibrillateur automatisé externe (DAE) si disponible à proximité.

11.3 Ce qu'il ne faut jamais faire

  • Ne jamais déplacer un blessé, sauf danger immédiat et avéré (incendie, risque de sur-accident, noyade).
  • Ne jamais donner à boire ou à manger à une victime, même si elle le demande.
  • Ne jamais retirer un objet planté profondément dans une plaie (risque d'aggraver une hémorragie).
  • Ne jamais laisser une victime seule si son état s'aggrave, sauf pour aller chercher immédiatement des secours en l'absence d'autre solution.

12. La perception des risques et la trajectoire de sécurité (spécifique moto)

C'est le cœur des questions vidéo de l'ETM (environ 10 sur 40, dont la moitié axée sur la perception des risques).

Points clés

  • Anticipation du danger : repérer les indices avant qu'un danger ne se matérialise (un piéton qui regarde son téléphone près de la chaussée, une portière qui pourrait s'ouvrir, un véhicule en stationnement dont les roues sont braquées).
  • Direction du regard : les questions testent la capacité à regarder loin devant, sur les côtés et dans les rétroviseurs — ne pas fixer uniquement la route juste devant la roue avant.
  • Trajectoire de sécurité en virage : entrée large, milieu du virage au point le plus resserré (corde), sortie large ; adapter la trajectoire selon la visibilité et l'état de la route.
  • Distances de sécurité : règle des 2 secondes en conditions normales, à doubler par temps de pluie.
  • Dangers typiques testés : véhicule suiveur trop proche, angle mort d'un véhicule qui double, manœuvre imprévisible d'un autre usager, état de la chaussée, signalisation, usagers vulnérables.
  • Éléments clignotants dans les questions statiques : clignotants de véhicules, feux tricolores, feux de passage à niveau — repérer ces éléments est souvent la clé de la bonne réponse.

13. Méthode de révision recommandée

  1. Phase 1 — Cours par thème : parcourir chaque thème un par un (R, L, C, U, D, M, S, E, A), en insistant particulièrement sur M, S et A, souvent négligés.
  2. Phase 2 — Séries thématiques : s'entraîner thème par thème pour identifier ses points faibles.
  3. Phase 3 — Examens blancs complets : 40 questions chronométrées, dans les conditions réelles de l'examen (y compris les questions vidéo).
  4. Phase 4 — Analyse des erreurs : reprendre systématiquement chaque erreur et comprendre la règle sous-jacente plutôt que mémoriser la réponse.
  5. Objectif avant inscription : obtenir de manière constante au moins 37-38/40 sur plusieurs séries blanches successives, pour se donner une marge de sécurité au-dessus du seuil de réussite (35/40).

Durée moyenne de préparation : la plupart des candidats obtiennent leur ETM après environ 1 à 2 mois de révision régulière (quelques dizaines de minutes par jour).


14. Informations pratiques pour l'inscription

  • Inscription libre : possible via l'ANTS (Agence Nationale des Titres Sécurisés) sans passer par une moto-école, avec obtention d'un numéro NEPH.
  • Inscription via une moto-école : l'établissement gère l'inscription et la formation pratique.
  • Aucun délai d'attente en cas d'échec : possibilité de se réinscrire immédiatement moyennant un nouveau paiement de 30 €.
  • Après réussite de l'ETM : le résultat est valable 5 ans pour tenter l'épreuve pratique (plateau puis circulation), jusqu'à 5 tentatives.
  • Passerelle A2 → A : après 2 ans de permis A2, l'accès au permis A (sans limitation de puissance) se fait via une formation pratique de 7 heures, sans repasser l'ETM.

Ce booklet couvre l'ensemble des thèmes officiels de l'ETM tels que définis par la Délégation à la Sécurité Routière, avec des chiffres et barèmes à jour 2026. Certains montants d'amende, seuils ou calendriers réglementaires (contrôle technique, barème de points) peuvent faire l'objet d'ajustements ponctuels — il est recommandé de vérifier les informations d'inscription à jour sur le site officiel de l'ANTS ou du centre d'examen choisi avant le passage.